Le risque principal d’un VPN gratuit est de payer avec vos données : deux études universitaires — CSIRO 2016 (283 applications analysées : 38 % contenaient malware ou adware, 18 % ne chiffraient rien du tout) et NDSS février 2026 (281 applications : 22 % transmettent des données en clair, plus de 80 % contactent des serveurs publicitaires) — documentent des défauts massifs dans les VPN gratuits sur Android.
Faire tourner un VPN coûte cher : des serveurs partout dans le monde, de la bande passante, des équipes. Quand vous ne payez pas d’abonnement, l’argent vient d’ailleurs. La question à se poser devant un VPN 100 % gratuit n’est pas « où est le piège ? » mais « lequel est-ce ? ».
Ce que disent les études #
| Constat | CSIRO 2016 (283 apps) | NDSS 2026 (281 apps) |
|---|---|---|
| Malware ou adware détecté | 38 % | — |
| Trafic non chiffré ou en clair | 18 % (aucun chiffrement) | 22 % (données en clair) |
| Fuites hors du tunnel (DNS, IPv6) | 84 % (IPv6) | ~10 % (dont fuites DNS) |
| Pistage publicitaire | 75 % de bibliothèques tierces | 27 % envoient l’identifiant publicitaire, 80 %+ contactent des régies |
La seconde étude (universités du Michigan, du Nouveau-Mexique et IIT Delhi, présentée à la conférence NDSS en février 2026) porte sur des applications cumulant plus de 2,4 milliards d’installations. Ce n’est pas un phénomène marginal.
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Les modèles économiques réels du « gratuit » #
- Publicité et pistage : l’application injecte de la pub et revend vos habitudes de navigation à des courtiers en données.
- Revente de votre connexion : le cas le plus connu est Hola VPN, épinglé en 2015 pour avoir revendu la bande passante de ses utilisateurs — votre connexion servait à des tiers, parfois pour des activités douteuses.
- Collecte assumée : Onavo, le VPN gratuit racheté par Facebook, a été retiré en 2019 après la révélation qu’il servait surtout à analyser ce que faisaient ses utilisateurs.
- Version d’appel : certains éditeurs payants proposent une offre gratuite limitée (données ou vitesse bridées) pour vous convertir ensuite. C’est le modèle le plus transparent.
Comment limiter la casse si vous voulez du gratuit #
Préférez la version gratuite limitée d’un éditeur payant identifiable (siège social connu, politique de confidentialité claire, audits publiés) plutôt qu’une application inconnue « 100 % illimitée gratuite » du haut des classements. Méfiez-vous des notes gonflées, des noms génériques (« Super Fast VPN Free ») et des demandes de permissions sans rapport (contacts, SMS).
Honnêtement : la version bridée d’un fournisseur payant sérieux, parce que son modèle économique ne repose pas sur vos données. Un VPN illimité, rapide et 100 % gratuit n’existe pas sans contrepartie.
C’est souvent un simple proxy qui ne chiffre que le navigateur, pas tout l’appareil. Moins risqué qu’une app inconnue, mais pas équivalent à un vrai VPN.
Vos mots de passe restent protégés par HTTPS sur les sites sérieux. Le risque documenté porte surtout sur vos habitudes de navigation, la pub, et les malwares embarqués dans certaines apps.Quel est le meilleur VPN gratuit ?
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